Lutte contre l’insuffisance rénale: Haro sur les médicaments toxiques.

Gscom Team 14/03/2019 11:44:40 Santé
Lutte contre l’insuffisance rénale: Haro sur les médicaments toxiques.

En prélude à la journée mondiale du rein, sous le thème «  des reins en bonne santé pour tous », le Ministère de la Santé et de l’Action sociale avait tenu une conférence de presse pour sensibiliser sur l’insuffisance rénale. Les acteurs etaient invité à faire face aux médicaments toxiques, nocifs à la santé.

 L’insuffisance rénale demeure un problème de santé publique. Un sujet sur 10 souffre d’insuffisance rénale et la mortalité reste élevée car elle est la  6e cause de décès dans le monde, avec une progression de 17% pour les dix prochaines années. Cette pathologie est un fardeau économique car 2 à 3% du budget de santé y sont consacrés pour 0,03% des patients. Au Sénégal, la prévalence est de 4,9%, soit près de 650 mille personnes à l’échelle nationale, une proportion qui touche les sujets âgés. Fort de ce constat, les acteurs de la santé sensibilisent sur cette pathologie grave à l’occasion de la journée mondiale qui lui est dédiée. Selon Dr El Hadj Fary Ka, responsable du service néphrologie à l’hôpital Aristide Le Dantec, les reins ont un rôle de survie de l’espèce humaine, avec un système de maintien d’intégrité de l’organisme et de lutte contre les invasions microbiennes.  « Il existe l’insuffisance rénale aigue (signes pauvres, souvent juste une baisse de la diurèse), et l’insuffisance rénale chronique (signes tardifs avec au moins 70% des reins détruits) », dit-il. Les causes en Afrique restent toxiques (avec certains médicaments) et obstructives avec des infections. « Il faut un dépistage précoce car l’insuffisance rénale est silencieuse et il est difficile de faire prendre conscience au malade de la nécessité des explorations alors qu’il ne se sent pas du tout malade. C’est une pathologie fréquente, grave, avec un coût des complications. Il faut une prévention utile », fait-il savoir. Ce spécialiste souligne qu’il urge de contrôler sa pression artérielle, œdème, hématurie et  créatininémie. «  Les sujets qui ont des antécédents familiaux de néphropathies, antécédents personnels, diabète HTA uropathie, maladie athéromateuse, maladies systémiques, épisodes d’insuffisance rénale, bas poids de naissance (moins de 2,5kg) et les personnes âgées, sont les plus exposés », indique-t-il. Pour la prévention, Dr Fary Ka propose la prise de médicaments adéquats. « La règle d’or reste la pratique de l’activité physique, contrôler régulièrement votre glycémie, surveiller votre tension artérielle, manger sainement et éviter le surpoids et l’obésité, ne pas fumer, éviter l’automédication », tient- il à préciser.

De l’avis du directeur de la lutte contre la maladie, Amadou Doucouré  Sy, des millions de personnes décèdent prématurément d’insuffisance rénale chronique et des complications cardiovasculaires qui lui sont associées. « Cependant, elles peuvent être guéries ou stoppées par des médicament et des mesures hygiéniques », dit-il. Il renseigne que le Ministère de la Santé a fait beaucoup de progrès pour faire face à cette pathologie. « Des centres de dialyse sont installés dans certaines régions et bientôt Louga, Kolda, Sédhiou, Kaffrine et Ndioum vont disposer de centres », dit-il. En ce sens, il soutient que le décret portant création du conseil national du don a été signé par le Président et il ne reste que la mise en place du comité de la transplantation et don d’organes. « Des infirmiers ont été formés en 2017 et il y a eu un  recrutement de 15 techniciens supérieurs en néphrologie rénale, la mise en place de comités régionaux de suivi de la dialyse et l’augmentation de la bourse de spécialisation aux jeunes médecins », fait savoir directeur de la lutte contre la maladie.

Ngoya NDIAYE

 

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